Viktor Orbán, George Soros et les « traîtres à la patrie »

Celui qui estime que la Hongrie est devenu un État-mafia serait devenu un "traître à sa patrie". Dans le cadre de son affrontement avec le milliardaire philanthrope George Soros, voici en tout cas le nouveau mot d'ordre du Premier ministre Viktor Orbán contre sa propre société civile.


Tribune publiée le 3 juin 2017 dans Népszava sous le titre "Retour au XIXe siècle : les traîtres à la patrie". Traduite du hongrois par Ludovic Lepeltier-Kutasi.

Je le sens, je suis moi-même sur le point d'être considéré "traître à la patrie". Il n'y a qu'un pas, que je m'apprête d'ailleurs à franchir. Oui maintenant, car d'après le Premier ministre hongrois, George Soros a attaqué la Hongrie. L'homme d'affaire juif-hongrois - c'est lui-même qui s'est donné ce qualificatif - a qualifié le régime Orbán d'État-mafia lors d'un forum économique organisé à Bruxelles, car il . . .