L’islamophobie de Robert Fico dérange le parti socialiste français ?

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a dénoncé les nouvelles considérations islamophobes du Premier ministre slovaque.

« Le Parti socialiste dénonce fermement les propos de Robert Fico et s’inquiète d’une telle orientation alors que la Slovaquie va présider l’Union européenne », peut-on lire dans un communiqué du Parti socialiste français (PS) en date du 27 mai.

« Cela peut paraître étrange, mais désolé…l’Islam n’a pas sa place en Slovaquie » (Robert Fico)

Les propos en question, ce sont ceux tenus par le dirigeant slovaque lors d’une interview avec l’agence de presse slovaque TASR, il y a quelques jours : « Cela peut paraître étrange, mais désolé…l’Islam n’a pas sa place en Slovaquie ».

Cette déclaration intervient quelques semaines après sa réélection marquée par le refus d’accueillir des réfugiés ventilés selon des quotas établis par la Commission européenne.

Le communiqué du PS poursuit : « Si la droite européenne s’accommode d’un Viktor Orbán en son sein, la social-démocratie européenne qui a toujours lutté contre le national-populisme refuse toute compromission rhétorique ou politique avec les idées d’exclusion et de division qui sont l’essence de l’extrême-droite ».

En effet, Robert Fico a peut-être encore plus de détracteurs au sein du Parti socialiste européen (PSE) que Viktor Orbán au sein du Parti populaire européen (PPE). Son parti, le SMER-SD, avait déjà été suspendu du PSE d’octobre 2006 à février 2008 suite à son alliance avec le parti nationaliste Slovenská národná strana (SNS).

En septembre 2015, au plus fort de la crise migratoire en Europe du sud-est, Gianni Pittella, président du Groupe S&D au Parlement européen avait réclamé une nouvelle suspension du parti de Robert Fico en raison de ses propos hostiles aux réfugiés musulmans. Sans succès.

La position de M. Cambadélis ne fera pas oublier cependant, qu’en matière d’accueil des réfugiés, le Parti socialiste du Premier ministre Manuel Valls n’est pas le partenaire du SMER le plus crédible pour dénoncer celui-ci.

Photo : wikicommons.