Les Pirates tchèques, toutes voiles dehors

Le Parti Pirate de Tchéquie accédera-t-il pour la première fois au Parlement ? La probabilité gagne en consistance au fil des élections et des sondages. A six mois des législatives en République tchèque, le parti en vogue auprès des jeunes - mais pas seulement – est crédité d’intentions de vote suffisantes pour lui donner l’opportunité de remuer plus activement les eaux parfois troubles de la vie politique.
Le « succès » des Pirates auprès de l’électorat tchèque n’est pas tout à fait une nouveauté. En 2013 déjà, quatre ans après sa fondation, le Česká strana pirátská (ČSP) avait recueilli 2,6% des suffrages, un résultat certes encore insuffisant pour prétendre siéger à la Chambre des députés – un seuil minimal de 5% est requis pour cela – mais qui n’était néanmoins pas totalement passé inaperçu. Confirmation un an plus tard : avec 4,7%, la formation d’Ivan Bartoš, son président de trente-sept ans aux longues dreadlocks, avait signé le meilleur résultat d’un Parti pirate aux élections au Parlement européen. Seul le Luxembourg (4,23%) s’en . . .

Guillaume Narguet