Remaniement ministériel en Pologne… une seule sortie

Beata Szydło, la première ministre, a annoncé mercredi soir la démission du ministre des Finances, Paweł Szałamacha.

Varsovie, correspondance – Vendredi soir, après la fin d’une session parlementaire mouvementée avec l’examen notamment des propositions de loi citoyennes sur l’avortement, la Première ministre, Beata Szydło, avait annoncé un important remaniement ministériel pour la semaine suivante.

Ce qui a laissé plusieurs jours aux médias polonais pour spéculer sur les éventuelles sorties et entrées au gouvernement. En fait de nouvelle composition du gouvernement, il n’y a eu qu’une sortie, celle du ministre des Finances, Paweł Szałamacha, qui a proposé sa démission lundi. Son portefeuille est récupéré par le vice-Premier ministre, Mateusz Morawiecki, qui conserve le Développement et sera également le président du Conseil économique du conseil des ministres, pas encore effectif.

Puisqu’il n’y a pas de ministre de l’Économie en Pologne et que le ministère du Trésor doit être supprimé d’ici à la fin de l’année, tous les leviers concernant l’économie de la Pologne sont entre les mains de Mateusz Morawiecki, 48 ans, un ancien banquier qui n’a rejoint le parti Droit et Justice qu’en mars 2016. Il y a quelques années, il a travaillé avec Donald Tusk, l’actuel président du Conseil européen, alors membre du parti libéral Plateforme Civique (PO).

La démission de Paweł Szałamacha, ancien éditorialiste du quotidien Rzeczpospolita et co-fondateur de l’Institut Sobieski, un think tank conservateur, intervient une dizaine de jours après la suppression de l’impôt sur le commerce de détail – grande promesse de campagne du PiS – qui fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne.

Justine Salvestroni