Qui ne critique pas l’Europe, n’est pas tchèque

Il est bien difficile de s’y reconnaître dans la position tchèque vis-à-vis de l’Union européenne. Consciente de la nécessité de son appartenance au club des Vingt-huit, et des avantages qui en découlent, la République tchèque s’investit toutefois assez peu dans le projet européen. Et si la critique est facile à Prague, les propositions concrètes pour repenser et relancer la construction européenne sont rares.
Prague, correspondance - Ses propos ont surpris. Ils ont d’autant plus surpris que le chef de la diplomatie, apprécié par ses collègues à Bruxelles pour son sens de la mesure, est considéré comme un des ministres les plus pro-européens de l’actuelle coalition gouvernementale tchèque. Alors, si même lui s’en prend désormais à l’Union européenne (UE)… Dans un entretien publié dans l’édition de lundi dernier du quotidien économique Hospodářské noviny, Lubomír Zaorálek (Parti social-démocrate, ČSSD) est allé si loin dans la critique qu’il a semblé vouloir remettre en cause ce que Prague considère pourtant comme une de ses priorités en mati . . .

Guillaume Narguet