Les profs sévissent, grèves en vue

Les pourparlers avec le gouvernement sur la réforme de l’éducation ayant échoué, le syndicat d‘enseignants PDSZ a annoncé samedi une grève nationale à partir du 15 mars pour une période indéterminée, pour demander une hausse des salaires et la suspension du processus d’étatisation des établissements scolaires.

Manifestation du PDSZ le 5 juin 2011 (HU-lala)

Le président du syndicat PDSZ, Laszlo Mendrey, a déclaré que les pourparlers des cinq tables rondes se sont achevés vendredi sur un « échec total« , après que le représentant du ministère des Ressources humaines a rejeté toutes les propositions de compromis émises par son syndicat. La date de la grève sera annoncée quand une décision de justice définitive sera prise concernant le niveau minimal de services requis.

Selon le PDSZ – le deuxième syndicat enseignant en nombre d’adhérents – la mobilisation devrait être importante étant donné que les deux-tiers des enseignants et de la population considèrent la réforme de l’éducation du gouvernement inacceptable. Mais le principal syndicat a accepté le plan gouvernemental.

Le syndicat exhorte le gouvernement à suspendre l’application des lois sur l’éducation publique nationale et la reprise en main par l’Etat des établissements scolaires publics gérés par les municipalités. Il réclame aussi une hausse des salaires des enseignants de 20% suite à l’introduction d’un nouveau modèle de carrière pour les enseignants qui augmente considérablement leur charge de travail. Travailler plus pour gagner plus, c’est ce qu’avait promis le gouvernement aux enseignants.

Avec Magyar Távirati Iroda (MTI)