Le cinéma francophone belge est à l’honneur en Hongrie

La nouvelle édition du Festival francophone de Belgique se tiendra du 18 au 20 novembre prochain dans les villes de Budapest, Veszprém et Szeged.

belga filmnapok

L’événement, crée par les lecteurs de Wallonie – Belgique – un organisme qui promeut la culture belge et la langue française à travers le monde – permettra aux férus de cinéma d’explorer l’univers de nouveaux talents issus du « Plat Pays » et aux profanes de surfer à leur tour sur la vague de la « belgitude », un concept à la mode depuis quelques années dans le monde cinéphile.

Si la communauté francophone ne représente que 4,3 millions d’habitants en Belgique (soit moins de 50% de la population totale), elle n’a pas son pareil en Europe pour compter en son sein des réalisateurs auteurs d’œuvres ne laissant que très rarement indifférent le cinéphile averti. Ces 20 derniers années, les ovnis cinématographique belges se sont succédés et ont marqués plus d’une génération de francophones. Impossible d’énumérer l’ensemble de ces productions, mais comment ne pas citer le mythique C’est arrivé près de chez vous (1992) de Rémy Belvaux et son mélange d’humour noir et de réalisme exacerbé, le non-moins dérangeant et truculent Dikkenek (2006) ou encore La Promesse (1996), un chef d’œuvre social et esthétique qui révéla aux yeux du grand public les frères Dardenne ?

Le concept de « belgitude » dans le cinéma n’est, en soit, pas vraiment facile à définir. C’est un mélange d’ironie, de sarcasme, de mélancolie, d’absurdité, de surréalisme ou encore d’autodérision qui caractérise à différents degrés les films francophones belges. C’est la représentation en leur sein d’une identité propre et unique en Europe, celle de la Belgique, tiraillée, déchirée et magnifiée par l’entremêlement des langues et cultures françaises, néerlandaises et allemandes. Encore aujourd’hui, les films belges demeurent rarement diffusés en Hongrie. Ce festival sera donc une excellente occasion pour les magyars de découvrir cette manière peu commune de réaliser des films et de constater à leur tour comme a pu le faire l’actrice wallone Cécile de France qu’« être belge de nos jours, c’est être branché ».

L’un des réalisateurs belge en vogue, Camille Meynard sera l’invité de marque du festival francophone. Son premier long métrage, Tokyo Anyway (2014) sera diffusé en ouverture de l’événement et a recueilli de bonnes critiques de la part de presse spécialisée. Le réalisateur sera accompagné de l’acteur AntojO pour répondre à vos questions à l’issu de la séance.

D’autres films seront retransmis tels que Les rayures zèbres (2014) de Benoît Mariage ou Le sac de farine (2012) de Kadina Leclerc. Ne ratez pas également, en clôture, la diffusion d’une sélection de cours métrage datant 2013 sur le thème du choix.

Tous les longs-métrages seront sous-titrés en anglais. Une assistance simultanée en hongrois sera également à votre disposition pour ceux ne maîtrisant ni la langue de Shakespeare, ni celle de Molière. Les films seront diffusés dans les cinémas Urania de Budapest et Belvasori de Szeged ainsi qu’à la bibliothèque municipale de Veszprém.

  • QUI ? Wallonie-Bruxelles International
  • QUOI ? Festival du film francophone de Belgique
  • QUAND ? 18, 19, 20 Novembre 2015
  • OÙ ? Budapest Uránia Nemzeti Filmszínház / Veszprém Eötvös Károly Megyei / Könyvtár / Szeged Belváros
  • Site internet et page facebook du festival