« J’ai honte d’en être arrivé là »

Autrefois, cela semblait naturel que plusieurs centaines de personnes vivent à l'année dans des foyers de travailleurs. Mais il y a dix, vingt ans, leurs occupants étaient surtout des manouvriers qui faisaient l'aller-retour entre la ville et la province, le plus souvent en semaine. De nos jours, près de 80% des pensionnaires ont fait de ces logements leur seul et unique domicile. La situation des personnes âgées y est de plus en plus dramatique. Ce qui suit est le fruit d'un reportage réalisé au foyer de travailleurs de Gyáli út, à Budapest.

La version originale de cet article écrit par Henriett Biczó, a été publiée le 20 mai 2016 dans Szabad Föld sous le titre « Szégyellem, hogy így lecsúsztam ». La traduction en français a été réalisée par Paul Maddens.

« C'est probable que ma vie personnelle n’aurait jamais pris cette tournure si je n'étais pas arrivée ici il y a trente ans. Il me reste deux ans jusqu'à la retraite, je le supporterai, même avec une seule jambe », nous . . .