L’ingérence du gouvernement hongrois pour contrer les gender studies

En Hongrie, le gouvernement conservateur de Viktor Orbán ne voit pas d'un bon œil l'ouverture à la rentrée prochaine d'un master de gender studies à l'Université Loránd Eötvös (ELTE) de Budapest.
Il fallait que l'annonce tombe le même jour que la Journée internationale des droits des femmes pour marquer les esprits. Lors d'une conférence organisée ce mercredi par l'Académie hongroise des sciences, Zoltán Balog, le ministre chargé des "ressources humaines", a déclaré que le gouvernement hongrois soutiendrait l'ouverture d'un cursus en septembre prochain dédié aux "sciences de la famille" à l'Université Corvinus. "On nous gave de faits et de points de vue souvent tellement erronés, qu'il est important que nous ripostions. Nous rejetons l'idée selon laquelle les genres seraient des constructions sociales et préférons faire des recherches sur leur rôle dans la société. C'est à quoi servent les sciences de la famille", a notamment déclaré devant les académiciens celui qui dispose entre autres du portefeuille de l'enseignement supérieur.

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Ludovic Lepeltier-Kutasi