La Hongrie soutient l’Iran sur l’accord nucléaire

La diplomatie hongroise développe depuis longtemps son art du pied de nez. Alors que le Premier ministre Viktor Orbán se félicitait avec enthousiasme de l’accession de Donald Trump à la Maison Blanche, le président du parlement hongrois, László Kövér, s’envolait lui pour une visite diplomatique en Iran.

Parmi les nombreuses incertitudes que suscitent la future présidence américaine, il en est une qui inquiète hautement les diplomates du monde entier : Donald Trump compte-t-il réellement remettre en cause l’accord historique sur le nucléaire iranien signé à l’été 2015? Cela remettrait en cause la normalisation en cours des relations entre Téhéran et les pays occidentaux et pourrait être une source potentielle d’instabilité régionale.

C’est dans ce contexte que le président du parlement hongrois, László Kövér, a effectué une visite diplomatique qui l’a conduite à rencontrer le chef de la diplomatie, Mohammad javad Zarif, ainsi que le Président de la République islamique d’Iran, M. Hassan Rohani.

Outre les questions bilatérales de développement des échanges, comme la coopération universitaire florissante entre les deux pays, la délicate question du nucléaire iranien a été abordée. László Kövér a estimé – en accord avec la diplomatie européenne – que l’accord signé « était dans l’intérêt de tout le monde. La Hongrie est persuadée que rien ne devrait entraver cet accord. La République islamique d’Iran a tenu tous ses engagements et les autres parties devraient en faire de même. »

« L’UE peut nous aider à régler les problèmes de la région. Il faut juste prendre les bonnes initiatives au bon moment, car de nos jours la politique d’indulgence ne répond plus », a pour sa part déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

Cette visite fait suite à celle de Viktor Orbán et d’une importante délégation composée d’une centaine de représentants économiques, à Téhéran en décembre 2015. Le parti Jobbik qui entretient des relations étroites avec les autorités iraniennes est à l’initiative depuis plusieurs année dans le renforcement des relations irano-magyares. C’est son député Márton Gyöngyösi qui a conduit la délégation. Tiszavasavári, la « capitale du Jobbik », est même jumelée à la ville iranienne Ardabil.

En fait, les véritables secousses ne sont pas venues d’Iran, mais de Nouvelle-Zélande où le président hongrois, János Áder, était de son côté en visite diplomatique. Aucune personne de la délégation hongroise n’a été blessée par le tremblement de terre qui a frappé l’île.

Sources : parstoday.com, kormany.hu