Comment sont élus les parlementaires hongrois?

Six partis politiques ont pu inscrire leurs listes nationales pour les élections d’avril. Pas moins de 58 sièges au parlement (sur un total de 386) seront issus de ces listes.

Comment fonctionnent les élections parlementaires hongroises ?

Des 386 députés hongrois, élus en deux tours (les 11 et 25 avril), 176 le seront dans leur circonscription, et 210 sur les listes régionales et nationales de leurs partis. De ces 210, les députés élus sous le régime du « surplus » national seront au nombre de 58, au minimum. Les électeurs ne voteront pas directement pour les listes nationales. Les partis qui ont pu s’inscrire sur la liste nationale, obtiendront des sièges au parlement en proportion des votes obtenus qui n’ont pas abouti à un mandat. Chaque électeur vote pour un candidat de sa circonscription et sur une liste régionale.

Pour qu’un parti puisse inscrire sa liste nationale et bénificier du système de « surplus », il faut que ce parti ait au moins 7 listes régionales sur les 20 régions hongroises. La date limite pour inscrire sa liste nationale pour les élections d’avril était mardi dernier. Six partis ont pu s’inscrire: le MSzP, la coalition Fidesz-KDNP, le Jobbik, le LMP, le MDF, et de façon très surprenante, le tout petit parti du Mouvement Civil (Civil Mozgalom), alors même que le SzDSz, plus que moribond, ne figure pas sur la liste. Depuis les premières élections libres de 1990, c’est le nombre le plus bas de partis à inscrire leurs listes nationales.

Les partis qui n’obtiendront pas 5% des voix lors du premier tour du scrutin régional, ne pourront pas voir leurs candidats des listes régionales accéder au parlement, ni accéder aux sièges réservés aux listes de nationales. Toutefois, cela ne concerne pas les candidats élus directement dans leur circonscription, qui ne sont pas concernés par cette barre des 5%.

Articles liés :

Législatives : Ce qui peut encore arriver…et ce qui ne peut plus

Un 15 mars tout en douceur

Un 15 mars en campagne

Viktor Orban joue « la force tranquille »

Législatives : la bataille peut commencer

Orbán déjà Premier Ministre?

« Ensemble, tout devient possible » ?