A Nagy Füzet, signe du renouveau du cinéma hongrois ?

Le nouveau film du cinéaste János Szasz A Nagy Füzet (Le grand cahier), n’est pas passé loin d’une nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger. Et si le cinéma hongrois était en train de renaître de ses cendres ?

En 2013, le film avait déjà été remarqué par la Sony Pictures qui en avait acquis les droits d’exploitation pour l’ensemble du territoire nord-américain. La première du film, rebaptisé The Notebook en anglais, a récemment eu lieu à Toronto.

Inspiré de l’œuvre de la romancière Suisse d’origine hongroise, Agota Kristóf, le film traite des effets dévastateurs de la guerre sur le développement psychologique des enfants. L’histoire raconte la vie de deux jumeaux hongrois, élevés par une cruelle grand-mère, dans un village près de la frontière hongroise. La trame se déroule durant les dernières heures de la Seconde Guerre mondiale. Tentant de survire dans un monde beaucoup trop violent, n’ayant nulle échappatoire, les jeunes garçons de 13 ans griffonnent leurs expériences sur un cahier. La thématique est rude, la mise en scène saisissante, la pression constante.

Mais où est passé le cinéma hongrois ?, s’interrogeait Hulala, l’année dernière, après la restructuration complète – et controversée – de l’industrie du cinéma en Hongrie, et après l’annulation de la Semaine du Film Hongrois. L’intérêt porté à A Nagy Füzet est en tout cas un signe encourageant.

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Avec David Kobrehel-Szabo