Accordzéâm de retour en Hongrie avec un single exclusif

Après une tournée en Hongrie en 2013, les cinq musiciens d’Accordzéâm reviennent cette année pour de nouveaux concerts à Budapest. Rencontre avec un groupe dont la musique ne connait aucune frontière.

Vous êtes, cette année encore, le groupe invité en Hongrie pour incarner la Francophonie. Vous pensez être représentatifs de la culture française ?

Pour nous, cette tournée était un réel échange. Nous avons joué notre rôle de vecteurs de la culture française, notamment en accompagnant le concours de la chanson francophone à l’Institut français, mais nous en avons également profité pour nous imprégner de la culture hongroise. Accompagner une jeune chanteuse hongroise sur Zaz et enchaîner avec notre propre interprétation d’une legényes, c’est exactement l’esprit d’Accordzéâm. Nous sommes repartis avec beaucoup de mélodies et d’idées dans nos bagages. Il était indispensable de revenir en Hongrie pour présenter ces nouvelles créations au public hongrois !

En effet, vous avez ponctué votre passage dans La boite à musique de Jean-François Zygel par un Köszönjük! Vous êtes les nouveaux ambassadeurs de la musique hongroise en France ?

Nous ne sommes pas des spécialistes de musique hongroise, nous intégrons modestement les influences dont nous avons bénéficié ici. Nous nous produisons tous les cinq individuellement, en dehors du groupe Accordzéâm, et chacun apporte l’inspiration qu’il a puisée ailleurs. L’expérience hongroise a été d’autant plus forte que nous l’avons vécue ensemble. Nous avons créé un arrangement de la danse hongroise n°5 de Brahms suite à l’invitation de France 2 pour un passage dans « La boîte à musique de Jean-François Zygel » [l’une des émissions consacrées à la musique classique les plus populaires de la télévision française, ndlr]. C’était l’occasion de jouer le jeu. Nous avions même voulu faire apparaître un danseur hongrois, mais ce n’est pas si facile à trouver en France !

Vous sortez un single en exclusivité pour votre tournée en Hongrie. Que nous vaut cet honneur ?

En effet, nous avons enregistré en studio notre version de la danse hongroise n°5 spécialement pour notre retour en Hongrie… ce single est donc une exclusivité ! Comme d’habitude, nous proposons une version réarrangée à notre sauce, en espérant que cela plaira au public hongrois et qu’il ne nous en voudra pas d’avoir pris quelques libertés ! Nous avons travaillé l’arrangement de la danse de Brahms grâce à notre expérience en Hongrie. Lorsqu’on a appris qu’on revenait pour le Festival de la Francophonie 2014, l’idée du single dédicacé s’est imposée d’elle-même. Avec ce nouveau CD et sa pochette bilingue, nous pourrons à la fois promouvoir le français en Hongrie, mais aussi le hongrois partout où nous irons !

Quels sont vos prochains projets ?

Nous travaillons actuellement sur un nouveau disque « Accordzéâm Symphonique » pour l’été 2014 : cet album de musique classique revisitée va dans le même esprit, en puisant son inspiration dans les musiques traditionnelles européennes et américaines, mais il se construit autour de l’œuvre d’Antonín Dvořák. Travailler avec un véritable orchestre symphonique était une vraie première pour Accordzéâm.

Que peut-on attendre de votre concert budapestois cette année ?

Un mélange du meilleur d’Accordzéâm avec de nouvelles surprises ! Le lieu est nouveau pour nous [le New Orleans Club, près de Nyugati, ndlr] et sera idéal pour danser. Cela permettra de réunir le public tout fou qui nous a découvert au Szimpla Kert et les passionnés de néo-trad qui nous ont suivi à la Galerie nationale et au Jedermann.

En concert le 21 mars à 21h au New Orleans Club (1500 ft, vente sur place)