Taxes : pour Orbán, il n’y a plus de petites économies

Dans les propositions annexes au deuxième grand volet de taxes proposées par Orbán au Parlement lundi, le Premier ministre et son ministre de l’Economie György Matolcsy ont émis le souhait de taxer de nombreux secteurs, plus petits que ceux déja abordés (la finance, l’énergie et les services). Le gouvernement conservateur a décidé de rester fidèle à sa réputation, en imposant plus le développement des nouvelles technologies et de la vie moderne en général. L’objectif de ces nouvelles mesures fiscales est d’économiser entre 400 et 500 milliards de forints (de 1,450 à 1,810 milliards d’euros).

Grappiller partout ailleurs, sauf sur les familles nombreuses

Lundi, Viktor  Orbán a proposé d’augmenter la taxe sur les chèques Internet à 16% et de même l’impôt sur le revenu est proposé à un taux unique de 16% à partir de 2011. L’impôt sur les bénéfices des sociétés est déja fixé à 10 % et bien sûr les droits d’accise sur le tabac augmenteront de 4 à 5 %.

Pour ce qui est à venir, des coupes sur les dépenses publiques dans les transports et l’administration sont bien entendu prévues. Les services publics dans les grandes municipalités du pays seront également étroitement surveillés. L’allocation aux personnes handicapées, dont bénéficient plus de 400.000 personnes en Hongrie, sera tôt ou tard sur la sellette. La défense, la police, l’éducation et la santé sont des sujets qui n’ont pas encore été abordés.

Dans le même temps, dans un élan de mansuétude et d’inquiétude d’ordre démographique, le gouvernement veut relancer la consommation des ménages et des familles nombreuses. Ainsi, il a offert de réduire la part sur les chèques vacances et sur les chèques repas à hauteur de 16%. Il a également offert une déduction d’ impôt de 10.000 forints par mois et par enfant pour les familles ayant 1 ou 2 enfants, ainsi qu’une déduction d’ impôt de 33.000 forints par mois et par enfant pour les familles ayant 3 enfants ou plus.

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