Renzi s’agace contre l’Europe centrale : « Si tu construis des murs…»

Pas d’accueil de réfugiés, pas d’argent européen. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, s’est fait menaçant contre les pays d’Europe centrale opposés au mécanisme de répartition des migrants entre les pays membres de l’Union européenne.

L’Italie est prête à mettre son veto sur le budget communautaire de l’Union européenne. « Nous donnons 20 milliards (d’euros) à l’Europe qui nous en restitue 12 et si la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie nous font la morale sur les immigrés, alors permettez que l’Italie dise : le mécanisme ne fonctionne plus », a menacé Matteo Renzi la semaine dernière sur la télévision publique RAI. « Si tu construis des murs contre les immigrés, tu peux oublier l’argent italien. Si les immigrés ne passent pas, l’argent ne passera pas non plus », a-t-il aussi affirmé.

Avec l’arrivée de 155 000 personnes sur ses côtes depuis le début de l’année, l’Italie est en surchauffe et entend obtenir des compensations et des concessions sur son déficit budgétaire de la part de l’Union. « Au lieu d’ouvrir leurs gueules, ils feraient mieux d’ouvrir leurs portefeuilles ! », a adressé le chef du gouvernement à l’adresse de la Commission européenne, lors de la même intervention télévisée.

La Hongrie a pour sa part enregistré 27 000 demandes d’asile depuis le début de l’année 2016, mais la très grande majorité de ces demandeurs se trouve déjà ailleurs en Europe. Le directeur du bureau du Premier ministre, János Lázár, a rétorqué que cette menace n’avait aucun fondement juridique et estimé que la part de solidarité de la Hongrie réside dans sa protection de la frontière.

Source : Euractiv.

Photo : Wikimedia Commons.