Ozora, la “Mecque” des rendez-vous Goa

Devant la scène principaleC’est aujourd’hui même qu’un des festivals les plus prisés au monde en matière de musique trance-psychédélique commence. Pour fêter ses 10 ans d’existence, 5 jours sont prévus pour que le coeur d’Ozora ne s’arrête pas de battre. Une bonne centaine de Djs venus particulièrement de Hongrie, de France, de Suède, du Royaume-Uni, d’Autriche et d’Allemagne se succéderont sans relâche pour que leur public tape des pieds jusqu’à l’épuisement.

A l’origine, l’éclipse de soleil

En 1999, l’événement qui a occasioné le premier rassemblement Goa à Ozora fûrent les quelques minutes d’éclipse solaire totale. Ce moment rare de rencontre avec le soleil, l’atmosphère paranormale qu’il suscite avait déjà attiré spontanément les amateurs de psy-trance de l’époque. Aujourd’hui, le festival est devenu un inmanquable pour les aficionados. La politique y est d’ailleurs très exclusive : le but n’est pas commercial mais bien de se retrouver entre connaisseurs. Seuls les billets pour toute la semaine sont en vente… à hauteur d’une centaine d’euros. Autant dire que ceux qui s’y rendent savent très bien pourquoi, et comment.

Un style vestimentaire pour le moins originalAu beau milieu de nulle part…

Quelque part au nord du lac Balaton et à l’ouest de Budapest, une population étrange aux sourires figés se rassemble pour bouger frénétiquement sur un boum-boum infernal qui ne s’arrête jamais, de jour comme de nuit. On reconnaît les amateurs d’Ozora à leurs accoutrements de “teufeurs” de l’espace, ou encore à leurs déguisements de diablotins ou autres champignons personnifiés.

Le foyer d'Ozora… les hallucinations ne manquent pas

L’espace est aménagé entre trois collines sur lesquelles seuls les moutons cohabitent habituellement, mais cela n’empêche pas la créativité décorative débordante des organisateurs. A l’écart de la civilisation, les jongleurs de feu animent les nuits d’une foule en plein délire, et un foyer gigantesque accueille ceux qui sont déja morts d’épuisement. Une deuxième scène baptisée “chill out” est réservée aux individus en pleine descente de drogues en tous genres. Ici, les psychotropes hallucinogènes foisonnent, et on flirte clairement avec une espèce de psychiatrie musicale. Avis aux amateurs.

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