Une narration commune de l’histoire en Europe centrale qui reste à écrire

Les Editions Nevicata viennent de consacrer un volume de leur collection «L'âme des peuples» à la Hongrie.

L’auteure, François Pons commence par l’évocation du premier séjour qu’elle y a fait, en 1980, et qui, malgré un concert agréable au lac Balaton, lui a laissé un souvenir mitigé, notamment lié au traumatisme ressenti lors de la traversée des barbelés du Rideau de Fer. L’auteure a néanmoins souhaité y retourner en 1999, en prenant, comment pourrait-il en être autrement, l’Orient express et en arrivant en gare de Budapest Keleti. Elle évoque de ce fait son attrait pour les voyages en train, indispensables selon elle pour découvrir qu’on traverse chaque pays d’Europe centrale en quelques heures ; un hommage qu’on ne peut qu’approuver, à l’heure où le consumérisme touristique à la mode du city-trip, de l’aviation à bas coûts et de la voiture de location ont malheureusement démodé ce moyen de transport. Elle évoque aussi la « solitude » de la langue hongroise, et la contiguïté des . . .