Martin Schulz menace la Hongrie sur les aides européennes

Dans une interview accordée aujourd’hui au magazine allemand Der Spiegel, le président social-démocrate du Parlement européen Martin Schulz a reproché à Viktor Orbán de manquer de solidarité à l’égard des institutions européennes. Il a déclaré vouloir tenir compte de l’attitude de la Hongrie dans la future répartition des fonds structurels.

Invité à réagir à la proposition de Jean Asselborn, d’exclure la Hongrie en raison d’entorses répétées aux règles européennes, le président allemand du Parlement européen Martin Schulz (PSE), a tenu à se démarquer des propos du ministre luxembourgeois des affaires étrangères. Voulant siffler la fin de la polémique, il a appelé à «tenir la maison commune» face aux provocations de toutes sortes. S’il n’est pas question pour lui d’envisager une exclusion de la Hongrie, Martin Schulz a néanmoins tenu à mettre en garde le Premier ministre hongrois Viktor Orbán contre la défiance qu’il entretenait envers les institutions européennes.

Martin Schulz a estimé que l’«[Europe] avait besoin de solidarité, aussi bien en matière de politiques d’asile qu’en terme de mécanisme financier au niveau des fonds structurels, dont des pays comme la Hongrie profitent pleinement». Invité à préciser sa pensée, le leader social-démocrate a prévenu que l’attitude de Viktor Orbán serait prise en compte au moment des renégociations portant sur la répartition des aides européennes. «On ne peut pas toujours demander aux autres la solidarité que l’on n’applique pas soi-même» a-t-il déclaré.

Les électeurs hongrois sont invités à se prononcer par référendum le 2 octobre prochain sur les mécanismes européens de répartition des réfugiés. La campagne gouvernementale, en faveur du «non», a fait de «Bruxelles» une de ses cibles privilégiées.

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