Marianne2 se penche sur le cas hongrois

Qui est le nouveau premier ministre hongrois ?, s’est interrogé le journaliste indépendant Christophe Ventura, pour le site internet Marianne2.

« Libéral dans les années 1990, il adopte aujourd’hui un discours de plus grande indépendance vis-à-vis de l’Union européenne (UE) et des institutions financières avec lesquelles – notamment le FMI – il n’hésite pas à entrer en conflit public. Toutefois, si cet homme de droite conteste, sur la forme, la dépendance de son pays à l’égard du capitalisme financier et à ses institutions, ses politiques économiques et sociales visent à faire respecter par la Hongrie ses engagements européens et à favoriser les intérêts économiques des classes moyennes supérieures. » Tel est le constat dressé dans cet article, à l’aide d’entretiens avec les partis d’opposition : le leader socialiste Attila Mesterházy, le député Jobbik Marton Gyöngyösi et Zita Herman du parti LMP.

Et Christophe Ventura de conclure : « La Hongrie de Viktor Orban est l’un de ces laboratoires où s’expérimente l’émergence de nouveaux régimes politiques paradoxalement basés sur le passage à droite de la contestation populaire contre l’ordre économique, politique et social dans nos sociétés européennes confrontées à la crise économique et financière et à l’érosion – à l’effondrement dans le cas hongrois – de la social-démocratie et de la « gauche » en tant que projet politique alternatif, mais également d’alternance. »

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