La Hongrie «illibérale» soutient le traité de libre-échange CETA

La signature de l’accord économique et commercial global (Comprehensive Economic and Trade Agreement, CETA) entre l’Union européenne et le Canada est dans l’intérêt de la Hongrie, a fait savoir le ministre des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, depuis le Canada où il se trouve justement en visite officielle.

Photo: Árpád Szabó / Ministry of Foreign Affairs and Trade.
Photo : Árpád Szabó / Ministry of Foreign Affairs and Trade.

«Il serait dans l’intérêt clair de la Hongrie, de son économie et des entreprises hongroises que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada soit signé le plus rapidement possible, compte tenu du fait que […] les entreprises européennes, y compris hongroises, connaissent un désavantage concurrentiel sur le marché canadien par rapport aux entreprises américaines et mexicaines», a déclaré le ministre à l’agence de presse hongroise MTI.

Dans une interview à la chaîne canadienne CBC mardi, le ministre s’est dit contrarié par la position de la région de Wallonie, laquelle continue de s’opposer à la signature du traité prévue ce jeudi à Bruxelles. Péter Szijjártó a estimé que «de longues consultations ont supprimé les préoccupations et les doutes» et déclaré que Budapest considérait comme acquis la signature de l’accord.

Il a longtemps été compliqué de savoir quelle était la position officielle de la Hongrie concernant cet accord de libre-échange CETA. Mais le gouvernement hongrois qui se fait le chantre de la souveraineté nationale face à la mondialisation, d’ordinaire si prompt à fustiger le poids des entreprises multinationales et parfois méfiant face au lien transatlantique, a fait ses calculs commerciaux. Et ils sont positifs.

Parmi d’autres décisions concernant le commerce bilatéral entre la Hongrie et le Canada, il a été confirmé au cours de cette visite diplomatique que la compagnie Air Canada allait opérer à partir de l’année prochaine cinq vols par semaine entre Budapest et Toronto.

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