Geert Wilders, son épouse hongroise et Viktor Orbán

Une victoire du PVV de Geert Wilders mercredi aux Pays-Bas serait une excellente nouvelle de plus pour Viktor Orbán, qui espère que l’année 2017 sera celle de la « rébellion » des peuples contre leurs élites.

A Budapest, on va probablement suivre de très près les élections aux Pays-Bas ce mercredi. Et plus particulièrement les résultats du Parti pour la liberté (Partij voor de Vrijheid, PVV), membre du Groupe politique au Parlement européen L’Europe des nations et des libertés, aux côtés du Front National, du Vlaams Belang et de la Ligue du Nord. Son leader, Geert Wilders, est connu pour ses positions très hostiles à l’Islam et à l’immigration.




A plusieurs reprises au cours des dernières semaines, le Premier ministre hongrois s’est réjoui de l’élection de M. Trump aux Etats-Unis et a espéré que les élections à venir cette année aux Pays-Bas, en France et en Allemagne apporteraient également leur lot de bonnes surprises, décrétant 2017 « l’année de la rébellion ».

Geert Wilders a un tropisme hongrois certain du fait que son épouse est hongroise. Leur mariage a d’ailleurs été célébré à Budapest, en 1992. A l’automne dernier, le Hollandais s’est rendu quelques jours en Hongrie en compagnie de son épouse. Il y a visité la basilique d’Esztergom et rencontré le Premier ministre hongrois, le temps d’un café, avait alors rapporté l’agence de presse hongroise (MTI).

M. Wilders avait également profité de ce séjour pour dire tout le bien qu’il pense de la politique anti-migratoire et des positions identitaires du gouvernement hongrois. Dans une interview avec le journal Magyar Idők, il a par exemple estimé que « la Hongrie a agi très courageusement et a résisté à la pression», faisant référence à sa politique intransigeante contre l’immigration, que « Orbán, au moins, ose dire que le christianisme est la base de l’identité hongroise» et s’est félicité de l’organisation d’un référendum contre la relocalisation de réfugiés en Hongrie.

Lire l’article de Géopolis consacré à la personnalité de Geert Wilders.

Photo de Peter van der Sluijs (Wikicommons).