La Gay Pride de Budapest a été un succès

Plus de 10 000 personnes ont participé samedi à la 21e «marche des fiertés» organisée dans la capitale hongroise, sans aucun contre-manifestant d’extrême-droite, ni incident à signaler.

Des milliers de personnes ont donc pu défiler entre la place des Héros et le parlement lors de la traditionnelle Pride de Budapest, samedi après-midi sous un soleil de plomb et dans une chaleur étouffante. Chars décorés, drapeaux arc-en-ciel, musique techno,…, rien d’extraordinaire à signaler par rapport aux années précédentes.

Ou presque : contrairement à ces cinq dernières années où la parade était régulièrement perturbée par des groupes d’extrême-droite tenus à bonne distance par la police, il ne s’est pas trouvé cette fois le moindre contre-manifestant pour hurler son homophobie !

Une hypothèse : le président du Jobbik, Gábor Vona, qui a assuré à plusieurs reprises depuis un an être opposé à toute forme de discrimination sur la base de l’ethnie ou de l’orientation sexuelle, aurait fait rentrer les groupuscules dans leur boîte. Peut-être que l’année prochaine les sympathisants de la cause LGBT pourront même espérer défiler sans la présence d’un important cordon policier qui les protège autant qu’il les isole du reste de la population ?

Tous les partis de gauche étaient représentés dans le cortège : le parti socialiste (MSzP), la Coalition démocratique (DK), Ensemble (Együtt), Dialogue pour la Hongrie (PM) et Une autre politique est possible (LMP). L’ambassadrice des États-Unis, Colleen Bell, et l’ambassadeur israélien Ilan Mor ont également pris part à la manifestation.

En revanche, le Fidesz s’est abstenu et aucun d’eux n’a répondu à l’invitation qui leur a été officiellement envoyée : le Président de la République János Áder, le Premier ministre Viktor Orbán, le Président du parlement László Kövér et le maire de Budapest István Tarlós.