En Orbánistan, les soldats du Christ sont bien décidés à repousser les migrants

En attendant les barbelés, des illuminés plantent une barrière de croix chrétiennes pour repousser les migrants à la frontière entre la Hongrie et la Serbie. Vade Retro Satana !

L’association pour une « Hongrie du Christ et une Europe qui protège la vie » (Krisztusi magyarságért és az életvédő Európáért) a entrepris de faire de sa foi une barrière pour tenir hors de la terre magyare les exilés d’Afghanistan, du Pakistan, de Syrie et d’ailleurs.

croix

Cela avec la bénédiction de László Toroczkai, le maire de la bourgade frontalière de Asotthalom, par laquelle transite plusieurs centaines de personnes chaque jour depuis plusieurs semaines (à gauche sur la photo). Plus que le simple maire apparenté Jobbik d’une petite commune de quelques milliers d’habitants, László Toroczkai est avant tout une figure de l’extrême-extrême-droite hongroise. Il est notamment le fondateur du mouvement HVIM qui milite pour le retour de la Hongrie dans ses frontières pré-Trianon, ce qui lui a valu plusieurs interdictions de territoire de la part des pays voisins.

Sur sa page facebook, il enjoint la population locale à se doter d’armes à balles en caoutchouc.

« Si la clôture est construite, je dispose de 20 gardes champêtres et des gardes-civils, mais il n’y aura pas moins de 100 patriotes hongrois volontaires. Nous allons prouver qu’aucun africain athlétique ne peut la franchir » – László Toroczkai.

« Si des femmes et des enfants abîment aussi la clôture, bien sûr que je tirerais tranquillement et sans remords », écrit par exemple un de ses fans sur fb, relève Hvg.hu.

« Nous allons protéger la Hongrie et l’Europe »

Mais qui a donc mis dans la tête de ces personnes qu’elles étaient les sauveurs de l’Europe chrétienne ? Leur Premier ministre, Viktor Orbán lui-même !

« Nous allons protéger la Hongrie et l’Europe, et ce n’est pas sans précédent dans l’histoire », s’est-il par exemple récemment emporté. Son gouvernement parle aussi « d’invasion », de « migrations modernes des peuples », « des millions pourraient venir chez nous »

Le précédent que se plaisent à rappeler les autorités hongroises ces jours-ci, il remonte au 22 juillet 1456 et au siège de Belgrade (connue en Hongrie comme la bataille de Nándorfehérvár) à l’issu duquel les armées du Royaume de Hongrie, emmenées par le Voïvode de Transylvanie János Hunyadi, avaient héroïquement repoussé l’Empire Ottoman du Sultan Mehmed II.

Les célébrations de la bataille se sont tenues la semaine dernière au Musée de l’histoire militaire, dans le quartier du château de Buda, en présence du ministre de la culture. Dans le sillage de son Premier ministre, Péter Hoppál a considéré que les Hongrois ont retenu les leçons de l’histoire : « si nous ne nous défendons pas, personne d’autre ne le fera pour nous. » Il est donc du devoir de son gouvernement de ne pas permettre aux migrants économiques de prendre les emplois des Hongrois, de mettre en danger leur sécurité, et de profiter des avantages d’un pays plus développé, tout en refusant de s’intégrer et de devenir des Européens ou des Hongrois, selon ses mots.

« En souvenir de cette victoire, nous devons nous rappeler, ainsi qu’à l’Europe, que depuis tous ces siècles, la Hongrie a non seulement fait partie de l’Europe, mais a aussi été sa protectrice » – Péter Hoppál.

Alors que le gouvernement Fidesz-KDNP se voit souvent reproché son ingratitude vis-à-vis de l’Union européenne de laquelle il reçoit pourtant d’importants fonds pour son développement, il considère, lui, que l’Europe qui ne fait preuve d’aucune reconnaissance pour le rôle historique joué par la Hongrie.

Il faut toutefois noter que le régime nationalo-chrétien du premier ministre Orbán doit composer avec une société hongroise en pleine déchristianisation, comme presque partout ailleurs en Europe.

Sources : Hvg.hu, kormany.hu

2 Commentaires
  1. Les hongrois ne veulent pas de ces clandestins sur leur territoire. C’est leur droit le plus élémentaire en tant que constituants d’une nation souveraine.

    Qui êtes-vous pour aller les critiquer, vous qui avez été accueilli dans ce pays ?

    Les Hongrois veulent rester une nation ethniquement caucasienne et de culture chrétienne. Si cela vous choque tant, rentrez donc en France, ou de moins ce qu’il en reste, et laissez-nous tranquille dans ce beau pays.

  2. C’est sans nul doute extrême, la construction de la clôture étant suffisante et rappelant celle par exemple de Calais et d’autres encore. La réaction européenne a été beaucoup trop lente et laxiste sous prétexte d’humanité. Résultat, regardez le flot de gens qui essaient de passer de France en Angleterre … une multitude. Ce n’est plus une question d’humanité aujourd’hui mais une question de survie des européens et de leur culture . Il y a déjà des quartiers de villes ou règne la charia, des crimes d’honneur, des molestations de femmes etc ..
    Ce n’est pas cette vie, cette religion ni cette culture et surtout pas cet avenir que nous, européens et hongrois bien sûr voulons pour nous et nos enfants. Si des croix gênent certains, peut être préfèrent ils des scènes de décapitation ? Moi je préfère la croix ,j’y vois un signe de terre chrétienne et si cela peut faire reculer des musulmans tant mieux. Vous auriez préféré des mines ???