Dossiers

Près de quatre cent mille personnes ont traversé la Hongrie sur la seule année 2015 ! Afghans, Syriens, Irakiens, Pakistanais, familles fuyant la guerre, jeunes hommes en quête d’une vie meilleure… A la frontière méridionale du pays et à Budapest, Hulala a témoigné de leur parcours et des conséquences politiques et sociales de cet afflux d’étrangers venus de loin.

L’Europe centrale signe son grand retour ! Et ça n’est pas forcément pour plaire aux « grands pays » de l’Ouest de l’Europe. Il faut dire que les élites centre-européennes d’aujourd’hui ne se distinguent pas pour leurs plumes dissidentes et leur soif de liberté face à l’Union soviétique, mais pour un nationalisme qui donne du fil à retordre à l’Union européenne et concurrence son modèle de démocratie libérale.

Incroyable, mais vrai ! Un dirigeant hongrois est devenu un symbole. Pour le meilleur et surtout le pire, le premier ministre Viktor Orbán est devenu une personnalité européenne de premier plan. Épouvantail pour les uns et modèle pour les autres, il a fait de son petit pays un laboratoire néoconservateur. Dernier avatar de la vague populiste sarko-berlusconienne ou au contraire aux avants-postes de l’avenir de l’Europe ?

Il faut se méfier de l’eau qui dort. Alors qu’on l’imagine terrassée par des années d’orbanisme, la société hongroise bouillonne. A Budapest comme dans le reste du pays, nombreux sont ceux qui imaginent une alternative au néoconservatisme du pouvoir en place. La Hongrie, laboratoire des populismes, devient-elle aussi le laboratoire de nouvelles pratiques politiques ? Hulala a décidé de documenter toutes ces initiatives et de rencontrer ceux qui au quotidien expérimentent d’autres façons de faire société.

Combien de fois a-t-on annoncé la mort du cinéma hongrois, puis sa résurrection ? Les récents succès internationaux de films comme « Saul Fia » ou « Fehér Isten » sont autant de signes encourageants du renouveau du cinéma hongrois.

C’est LE phénomène marquant des années deux mille en Hongrie. Un parti d’extrême-droite est monté en flèche en ravivant d’anciennes blessures historiques et en captant la frustration de la Hongrie qui patauge dans un marasme économique et idéologique. Hulala était là pour observer son ascension jusqu’au parlement en  2010, et ses « milices » défilant dans le centre de Budapest et dans les campagnes.