Après un an au pouvoir, le bilan contrasté du PiS en Pologne (5/5)

Le tableau général des réalisations du PiS et des ressorts idéologiques qui les tendent permet par contraste de déceler ce qui n'a pas été fait et les raisons de ces échecs.
Tout d'abord, dans le domaine des institutions, même après un an au pouvoir, le PiS continue de se comporter en parti révolutionnaire, gouvernant par oukazes et comptant sur un groupe restreint de partisans loyaux pour rompre avec "l’ancien régime". Alors qu'il avait promis de faire le ménage dans l'appareil d'État, plutôt que poser les fondations d'organes publics compétents et indépendants, il a restauré l'État-parti à un niveau jamais vu depuis la fin du communisme.

Cette dérive vers la "démocrature" compromet la Pologne aux yeux de l'UE et ôte toute crédibilité à son intention de réformer les institutions européennes en vue de les rendre plus "démocratiques" (lire : accorder plus de pouvoir aux États membres). Elle réduit aussi l'attractivité du modèle polonais auprès de certaines élites libérales du voisinage comme en Ukraine ou en Russie, qui pensaient tenir la . . .

Eugène Chapelier